Le Pont des Arts du 28/12/2019

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programme de la journée

Exposition « Devenir Matisse »

Présentée au musée Matisse du Cateau-Cambrésis (Nord) jusqu’au 9 février 2020.

 

A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Henri Matisse, le musée départemental Matisse de la ville du Cateau-Cambrésis, fondé par l’artiste dans sa ville natale en 1952, lui rend hommage en se focalisant sur sa formation. Elle montre ses oeuvres de jeunesse depuis sa révélation à la peinture, sa formation académique basée sur la copie et l’interprétation des maîtres anciens, puis son envol jusqu’à la fermeture de son Académie à Paris où il enseigna jusqu’en 1911.

Elle rassemble 250 œuvres de Matisse et 50 œuvres d’artistes qu’il a regardés : Barye, David de Heem, Delacroix, Chardin, Goya, Cézanne, Gauguin, Monet, Rodin, Picasso…

Elle retrace l’ascension d’un homme qui trouve sa voie tardivement et parvient à force de labeur, de créativité et d’audace à imposer son  nom dans l’histoire de l’art moderne.

Matisse dans l’atelier de Manguin, 1905
Albert Marquet
Huile sur carton
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne
©RMN

 

Invité : Patrice Deparpe, directeur et conservateur du musée Matisse.

 

 

Exposition « Félix Fénéon. Les temps nouveaux, de Seurat à Matisse »

Présentée au musée de l’Orangerie, place de la Concorde  à Paris, jusqu’au 27 janvier 2020.

 

Un premier volet sur « Félix Fénéon, Les arts lointains » a été présenté au musée du Quai Branly pendant l’été 2019, et a fait l’objet d’une émission du Pont des Arts en septembre 2019. L’émission peut être écoutée sur le site de Fréquence Protestante.

 

L’exposition du musée de l’Orangerie développe comment Fénéon a milité toute sa vie pour la défense de la liberté d’expression sous toutes ses formes.

Il participe à la construction d’un nouvel ordre esthétique dominé par la sensualité de la couleur et la rigueur des formes issu du néo-impressionnisme : l’exposition montre une sélection d’œuvres majeures de Seurat, Signac, Cross et Luce commentées ou collectionnées par Fénéon. Il est le premier à rapprocher des peintures de Seurat à des sculptures africaines. Puis il défend les fauves, en particulier Matisse, et les futuristes.

Il s’appuie pour cela sur son travail de critique et d’éditeur dans différentes revues dont la Revue Blanche, et de directeur de la section moderne de la galerie Bernheim Jeune.

Cet homme discret aux multiples facettes figure ainsi parmi le cercle des intellectuels symbolistes et modernes de son époque.

 

Invitée : Isabelle Cahn, conservatrice générale des peintures au musée d’Orsay.

Félix Fénéon à la Revue Blanche, 1896
Félix Vallotton
Huile sur carton
Collection particulière
© akg-images/Erich Lessing