le Centre d’Action Sociale Protestant – C.A.S.P du 18/05/2018

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A l’automne, le gouvernement a présenté cinq grands chantiers pour la justice. Dans ce cadre, le haut magistrat Bruno Cotte, président honoraire de la chambre criminelle de la Cour de cassation, ancien président de chambre à la Cour pénale internationale et président du premier comité d’éthique de la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (SACEM)  a remis en janvier dernier à la garde des Sceaux Nicole Belloubet un rapport corédigé avec l’avocate Julia Minkowski sur le sens et l’efficacité des peines. Il vient à notre micro échanger avec Elise Louboutin, du CASP Arapej, sur l’urgence de repenser les sanctions et leur aménagement pour mieux prévenir la récidive.

Avec près de 70 000 détenus, soit 11 000 de plus que les places disponibles, la France est le pays d’Europe qui emprisonne le plus. La surpopulation est particulièrement criante en maison d’arrêt avec le triste record en Ile de France de 168,5 personnes pour 100 places.

L’opinion publique  réclamerait toujours plus de prison et pourtant la peine ferme est inutile voire néfaste pour les courtes peines en particulier. Et elle coûte cher : 100 € contre 30 € pour le placement à l’extérieur selon des chiffres fournis par l’Observatoire international des prisons (OIP).

Quel est le spectre des sanctions en dehors de l’emprisonnement ? Comment améliorer le taux de 80% de  » sorties sèches », sans aménagement, alors qu’un accompagnement à la réinsertion est indispensable pour éviter le retour en prison ? Le CASP Arapej vous présente ses actions en ce sens.