Le Pont des Arts du 24/06/2017

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programme de la journée

Exposition « Le pouvoir des fleurs, Pierre-Joseph Redouté, 1759 – 1840) »

Présentée au musée de la Vie Romantique, rue Chaptal, 75009 Paris, jusqu’au 1er octobre.

Invitée : Catherine de Bourgoing, commissaire de l’exposition.

Pierre-Joseph Redouté (1759-1840) fut reconnu pour sa rigueur scientifique comme peintre au Jardin du Roi, devenu Museum d’histoire naturelle sous la Révolution. Illustrant les recueils des grands naturalistes de retour d’expéditions en Australie, Amérique ou Afrique du Sud, il fut un spécialiste de la peinture sur vélin. Surnommé le « Raphaël des fleurs », peintre, éditeur et professeur, Redouté exécuta ses plus beaux ouvrages pour Joséphine, elle-même grande amatrice de fleurs.

L’exposition révèle le génie d’un artiste, et son rayonnement sur les arts appliqués, porcelaine, papiers peints, tissus, à partir de la fin du XVIIème siècle, ainsi que l’extraordinaire engouement de l’époque pour la botanique.

Exposition « Picasso primitif »

Présentée au musée que Quai Branly – Jacques Chirac, jusqu’au 23 juillet.

Invité : Yves Le Fur, directeur du patrimoine et des collections au musée du Quai Branly – Jacques Chirac.

L’exposition démontre la relation entre Picasso et les arts non occidentaux, surtout d’Afrique et d’Océanie, selon deux approches.

La première partie chronologique indique les dates des principales rencontres de Picasso avec les arts lointains, depuis son arrivée à Paris en 1900 jusqu’à la fin de sa vie. De nombreuses photos de ses ateliers successifs prouvent la présence permanente de ces œuvres qu’il collectionnait abondamment et qui nourrissaient sa créativité. Beaucoup de textes de Picasso ou d’artistes, critiques d’art et galeristes contemporains illustrent cette fascination.

La deuxième partie met en relation des œuvres d’Afrique et d’Océanie et des œuvres de Picasso. Le terme « primitif » ne s’entend pas comme un stade de non-développement mais comme l’accès aux couches les plus profondes et fondatrices de l’humain. Divers thèmes, nudité, verticalité, assemblages, sont abordés montrant la même recherche. L’exposition se termine en proposant que les artistes cités expriment leurs pulsions de façon inconsciente et que leurs créations font affleurer des modes rituels et exorcistes.