Magazine anglican du 25/11/2017

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Lafayette nous voici !

Avec la participation d’Ellen Hampton, historienne,

responsable du projet « porter le flambeau »

Cette phrase qui est passée à la postérité est attribuée au Général Pershing, lorsqu’il s’est rendu au cimetière de Picpus où est enterré le marquis de Lafayette.

Mais la-t-il vraiment prononcée, lui qui ne parlait pas français ?

L’historienne Ellen Hampton, membre de la Cathédrale épiscopale de Paris, nous livre la réponse ainsi que sa vision historique du rôle des volontaires américains en France dès le début de la grande guerre, bien avant l’entrée en guerre des États-Unis, il y a cent ans.

L’escadrille Lafayette (photo ci-dessus) était composée de volontaires américains, au début une demi-douzaine, jusqu’à 38 pilotes, avant 1917. Ils ont appris à voler à Pau.

Après l’entrée en guerre des États-Unis, ils ont rejoint les unités françaises : 67 aviateurs américains ont été tués au combat.

40% des volontaires de l’escadrille Lafayette avaient d’abord été ambulanciers. Le service d’ambulances a été organisé, dès 1914 par l’Hôpital américain de Paris.

Avec leurs voitures personnelles, les volontaires allaient chercher les blessés qui arrivaient par trains sanitaires à la Gare de la Chapelle.

À partir d’avril 1915, ils sont intervenus sur le front pour conduire les blessés à Juilly, un hôpital de campagne près de Meaux, implanté grâce au don d’une riche américaine et dans des châteaux des environs que leurs propriétaires avaient transformés en hôpital.

Dans le cloître mémorial de la Cathédrale américaine, 23 avenue George V, à Paris, une plaque commémorative est dédiée à l’escadrille Lafayette.

Elle figure parmi toutes les autres plaques commémoratives aux insignes des différentes unités militaires (régiments, divisions et autres) qui ont servi en Europe de 1917 à 1918 et celles des unités civiles volontaires : ambulances et Croix Rouge dont  les membres ont perdu la vie en France.


Avec Mark Caroll, également membre de la Cathédrale épiscopale de Paris et amateur de musique populaire américaine, le Magazine Anglican, vous fait découvrir (ou redécouvrir) les airs chantés par les soldats de la Grande Guerre, à travers des enregistrements originaux de l’époque.


Retrouvez :

La grande aventure des ambulanciers américains sur le front

L’histoire de l’escadrille Lafayette

L’entrée en guerre des États-Unis