Magazine anglican du 26/11/2016

programme de la journée

Y-a-t-il des anglicans aux États-Unis ?

Le Magazine Anglican a mené l’enquête sur plus de trois siècles d’histoire américaine, de l’indépendance à l’élection de Donald Trump.

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Michael Curry, élu en 2015 primat de l’Église épiscopale

XVIIe siècle : arrivée à Plymouth en 1620, à bord du Mayflower, des « pères pèlerins », puritains. Soucieux de purifier les rites de l’Église d’Angleterre, les puritains furent considérés dissidents à partir de 1660.

Puis des sociétés missionnaires, financées par le parlement anglais, arrivent à leur tour dans les colonies britanniques. Avec elles, les deux frères Wesley : John prêtre anglican, l’inspirateur du mouvement méthodiste ; Charles, diacre dans l’église d’Angleterre, auteur de plus de 6500 hymnes.

XVIIIe siècle : le nombre de paroisses de tradition anglicane est évalué à 400 dans les colonies. George Washington et Thomas Jefferson sont membres du « Vestry » (le conseil paroissial) de leurs églises.

La guerre d’indépendance va diviser le clergé entre loyalistes et patriotes. Les patriotes décident de s’appeler « épiscopaliens ». Une nouvelle église, américaine, va naître.

En 1784, le premier évêque épiscopalien sera Samuel Seabury. Mgr. Pierre Whalon, évêque en charge des Églises Épiscopales en Europe, rappelle comment ce premier évêque américain élu par les épiscopaliens du Connecticut sera consacré à Aberdeen, en Écosse.

Pierre Whalon, évêque en charge des églises épiscopales en Europe

whalonAujourd’hui encore, ce processus électoral est toujours en vigueur dans l’Église épiscopale dont la gouvernance est assurée par une Convention Générale, composée de deux Chambres. Cette Convention Générale vote sur tous les aspects de la vie de l’Église, du budget aux missions, en passant par la doctrine et la liturgie.

2015 : la Convention Générale élit le nouvel évêque Primat. Michael Curry, élu pour neuf ans est le premier primat afro-américain. Sitôt élu, il lance le « Mouvement de Jésus », avec pour objectifs : évangélisation, réconciliation raciale, protection de l’environnement.

La réconciliation raciale est un aspect majeur dans une église qui a « beaucoup à se repentir » (par rapport à la question noire aux États-Unis), selon l’analyse de Bill Tompson, membre du Vestry de la Cathédrale Épiscopale de Paris.

Pus de deux cents ans d’histoire de l’Église épiscopale aux États-Unis et de ceux et celles qui font cette histoire.

Parmi eux, une femme d’exception Susan Carter, prêtre du Michigan. Comment ne pas croire, déclare-t-elle au retour de son expédition au pôle Nord !

iced-sue-copy-2                                                                                     À découvrir, dans le Magazine Anglican de novembre.