Henri Borlant : « C’est à ce moment-là que nous avons réalisé que nous avions été arrêtés parce que nous étions juifs »

Date de publication : 17/08/2021

Auteure et photographe, Karine Sicard Bouvatier a organisé de 2018 à 2020 des rencontres entre les derniers témoins de la Shoah et des jeunes du même âge qu’eux à l’époque de leur déportation.

Consciente que la transmission de la mémoire des rescapés des camps de concentration s’impose aujourd’hui plus que jamais, elle a fixé  leurs échanges bouleversants dans un livre, Déportés, leur ultime transmission aux Éditions de la Martinière.

Fixées par des mots et des photos dans cet ouvrage, ces rencontres ont également été enregistrées. Karine Sicard Bouvatier en a confié à Fréquence Protestante la mise en onde.

Ainsi, chaque 1er et 3ème mercredi de chaque mois, à 22h00, vous retrouverez une voix. Les voix de ces femmes et de ces hommes qui tentent de se souvenir, qui tentent de décrire l’indicible.

Septième épisode ce soir avec le témoignage d’Henri Borlant Georges Gossin, déporté à 15 ans, en compagnie de Salomon, 15 ans.

Le 15 juillet 1942, la famille Borlant réside à Saint-Lambert-du-Lattay, en Anjou, quand la police militaire allemande arrête Henri Borlant ainsi que sa mère et deux de ses frères et sœurs. Henri a 15 ans et un mois. Il est déporté le 20 juillet à Auschwitz II-Birkenau avec son père – qui s’est substitué à son épouse –, sa sœur et son frère. En captivité durant trois ans, dans trois camps différents, en Pologne et en Allemagne, Henri par- vient à s’échapper du Kommando d’Ohrdruf peu avant l’évacuation de cette annexe de Buchenwald.

Déportés, leur ultime transmission, par Karine Sicard Bouvatier, 7ème numéro ce mercredi 18 août à 22h00 sur notre antenne (web et DAB+). Puis à retrouver en podcast.