« Non, non, vous ne m’aurez pas”, je me répétais cela. Et ils ne m’ont pas eue. (Julia Wallash, déportée à 18 ans)

Date de publication : 20/10/2021

Auteure et photographe, Karine Sicard Bouvatier a organisé de 2018 à 2020 des rencontres entre les derniers témoins de la Shoah et des jeunes du même âge qu’eux à l’époque de leur déportation.

Consciente que la transmission de la mémoire des rescapés des camps de concentration s’impose aujourd’hui plus que jamais, elle a fixé  leurs échanges bouleversants dans un livre, Déportés, leur ultime transmission aux Éditions de la Martinière.

Fixées par des mots et des photos dans cet ouvrage, ces rencontres ont également été enregistrées. Karine Sicard Bouvatier en a confié à Fréquence Protestante la mise en onde.

Ainsi, chaque 1er et 3ème mercredi de chaque mois, à 22h00, vous retrouverez une voix. Les voix de ces femmes et de ces hommes qui tentent de se souvenir, qui tentent de décrire l’indicible.

Onzième épisode de cette série ce soir avec le témoignage de Julia Wallash, déportée à 18 ans, en compagnie de Valentine, 18 ans.

La rafle du Vél’d’Hiv a privé Julia Wallach de sa mère depuis la mi-juillet 1942 quand elle-même est arrêtée à Paris le 24 avril 1943 avec son père. Tous deux sont déportés le 23 juin depuis Drancy vers Auschwitz II-Birkenau, par le convoi no 55. Julia a 18 ans. Elle travaille sans cesse, même atteinte par le typhus. En janvier 1945, elle endure une marche de la mort, puis des transferts à Ravensbrück et d’autres camps, et réussit à s’évader le 24 avril. Elle est recueillie par des soldats américains.

Déportés, leur ultime transmission, par Karine Sicard Bouvatier, 11ème numéro ce mercredi 20 octobre à 22h00 sur notre antenne (web et DAB+). Puis à retrouver en podcast.