Peindre aujourd’hui avec les outils d’hier, c’est le pari que tient depuis plusieurs années le peintre Sacha Cambier de Montravel. Né à Liège en 1995, formé à La Cambre puis aux Beaux-Arts de Paris, il a fait un choix qui n’a rien d’anodin : abandonner la toile pour le panneau de bois, ce support médiéval, lisse et rigide, où l’artisanat et l’art ne font plus qu’un.
Reçu par Richard Casazza François dans l’interview culturelle de La Grâce Matinale, l’artiste est revenu sur ses sources d’inspiration, sa manière très particulière de travailler, et les projets qui l’attendent, de New York à Bâle.
Un peintre nourri par la littérature autant que par l’art ancien
Sacha Cambier de Montravel puise dans la Renaissance du Nord et du Sud, mais aussi dans la littérature, davantage que dans l’art contemporain, confie-t-il, un aveu qu’il reconnaît lui-même « un peu surprenant pour un artiste ». Oscar Wilde, Georg Trakl, Baudelaire, Rimbaud : autant de voix qui infusent ses toiles engagées, jusqu’à donner naissance à une exposition entière construite autour d’un texte de Rimbaud.
« Je me considère plus comme peintre poète que comme peintre technicien », résume l’artiste, qui écrit chaque jour en parallèle de la peinture, selon un rythme de travail qu’il qualifie lui-même de « work-alcoolique ».
Faire du Bruegel aujourd’hui : une démarche qui divise
L’entretien, diffusé la semaine de la venue du Pape en France, revient sur la dimension la plus visible du travail de l’artiste : une peinture ouvertement héritée de Van Eyck, Bosch ou Bruegel, mais rejouée avec des figures contemporaines. Une démarche qui n’a pas toujours été comprise, entre accusations passées de provocation et incompréhension d’un public face à ce pastiche assumé de l’art ancien. Sacha Cambier de Montravel s’en explique longuement dans l’entretien.
Un atelier de huit mètres carrés
Autre singularité révélée dans l’interview : ses personnages minuscules, qui obligent à s’approcher au plus près du panneau, et le choix d’un atelier de seulement huit mètres carrés, un choix revendiqué plutôt qu’une contrainte. L’artiste y détaille aussi pourquoi il a délaissé le dessin pour la peinture à l’huile, et ce que cette matière change dans sa façon de travailler.
Entre mythologie personnelle et racines protestantes
L’artiste évoque également une mythologie qui lui est propre, où se superposent des figures bibliques et littéraires, ainsi qu’une nouvelle collaboration tenue encore secrète avec une poétesse. Interrogé sur ses inspirations protestantes, il revient sur des figures de la Réforme qui nourrissent aujourd’hui une série préparée pour une grande foire internationale.
La suite, et bien d’autres confidences sur son processus de création, sont à découvrir dans l’intégralité de cet entretien, à réécouter dans La Grâce Matinale, sur Fréquence Protestante (100.7 FM et DAB+ en Île-de-France, partout en France via internet et DAB+).
Vous pourrez la réécouter ensuite ci-dessous, et sur toutes les plateformes de podcasts.
Timing : 01:41:00




