Villa Albertine : La France ouvre sa nouvelle résidence aux États-Unis

Date de publication : 07/07/2021

Pour la première fois depuis la création de la Villa Médicis, la France s’implante en Amérique, carrefour international de la pensée et des idées. Inauguré en automne 2021, le projet ne comprend pas qu’une seule villa, mais se déploie sur l’ensemble du territoire.

Intervention de Jean-Yves Le Drian à la conférence de presse de présentation.

Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, New York, New Orleans, San Francisco et Washington… Tels sont les points stratégiques dans lesquels la France va asseoir son influence, contribuant ainsi au développement du réseau culturel français à l’étranger. « La crise pandémique aura été une crise de la culture, une crise de la mobilité et une crise des échanges culturels internationaux. C’est pourquoi la relance de notre diplomatie culturelle d’influence est aujourd’hui une priorité pour le Quai d’Orsay. » Lors d’une conférence de presse de présentation le 2 juillet dernier, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères faisait connaître le dessein de la politique d’influence de la France : « Réussir à marquer les cœurs et les esprits dans un monde culturel globalisé c’est un attribut et un levier de la puissance au XXIe siècle. » Avec un siège à New York et une présence permanente dans les 9 autres épicentres de la vie artistique et intellectuelle américaine, le projet comptabilise 80 personnes en tout. « Dans le monde d’après, nous voulons que nos artistes, nos créateurs, nos intellectuels puissent retrouver leurs publics certes, mais aussi en toucher de nouveaux, sur tous les continents. »

Mais l’enjeu n’est pas seulement d’être omniprésent sur ce territoire multipolaire dont aucune ville ne peut revendiquer à elle seule le reflet de la diversité culturelle des États-Unis. Imaginé pendant la pandémie, ce format de résidence innovant naît de la conviction que les créateurs et les penseurs participent à la compréhension et à la résolution des enjeux contemporains. Pour Gaëtan Bruel, son directeur, les États-Unis sont le « chaudron de notre époque ». Les résidents de la Villa Albertine seront ainsi immergés dans les réalités d’un pays où les grandes transformations du monde se préparent.