Le documentariste américain Frederick Wiseman est mort le 16 février, à l’âge de 96 ans. Producteur, il était aussi et à la fois scénariste, preneur de son et monteur. Une cohérence qui lui a permis de réaliser des films passionnants.
Le cinéaste est désormais considéré comme une référence sociologique, car son œuvre immense a brossé ce qui constitue la civilisation occidentale contemporaine. Comme le rappelle le quotidien Le Monde dans son hommage paru au lendemain du décès de Wiseman : ” il a filmé tour à tour l’hôpital, le lycée, le commissariat, le tribunal, le grand magasin, la caserne, le laboratoire, la cité-dortoir, le zoo, le champ de courses, l’université, le théâtre, le musée, la salle de boxe… Autant de lieux de la vie collective, où le citoyen rencontre les structures administratives ou culturelles qui régissent son existence, et qu’on a souvent regroupées sous le terme sans doute trop générique d’« institutions ».”
Plus de 50 ans de carrière pour une œuvre qui compte une cinquantaine de films dont Titty-Cut Follies, High School, Basic Training, Juvenile Cruelty, Welfare, Domestic Violence, La Danse, Primates et plus récemment National Gallery ou Ex Libris. Il a filmé l’Amérique de façon singulière et les institutions politiques et culturelles comme personne.
À l’occasion de la sortie de Monrovia, Indiana, dans lequel il brosse le portrait saisissant d’un village rural du Middle West américain et de ses habitants. Pour Fréquence Protestante et dans le cadre de son émission “Ondes de doc”, Willy Persello l’avait rencontré et interrogé sur son œuvre, sa manière de travailler, ses choix, ses inspirations, ses goûts, sa passion pour le documentaire et le montage.
Cette émission vous est proposée en rediffusion sur notre antenne, 100.7 FM et DAB+, et frequenceprotestante.com samedi 21 février à 21 h. Vous pourrez ensuite la réécouter émission en podcasts ci-dessous, et sur toutes les plateformes de streaming.
