Ariel Weil, Rachel-Flore Pardo, Aurélie Assouline dans la Grâce Matinale
À nouveau trois invités consécutifs pour la Grâce Matinale, animée par Raphaël Warnery, à la veille du 1ᵉʳ tour des...
Lire la suiteJeune politologue héritier d’une histoire bouleversante, Lucas Rayski publie « De gauche à droite » (Le Cerf) un ouvrage inspiré par le parcours de son père –journaliste et essayiste –et celui de son grand-père –qui fut un grand résistant communiste. Rencontre stimulante avec un observateur de notre vie politique.
« Une œuvre où il y a des théories est comme un objet sur lequel on laisse la marque du prix », écrit Proust en guise de reproche adressée aux auteurs de romans intellectuels. Nicolas Ragonneau – écrivain, éditeur et créateur du site Proustonomics.com (2019-) – se propose avec impertinence d’interroger le « prix » de la Recherche. Plus précisément, il revendique une approche du roman du Temps perdu qui en expose le numéro de ventes dans le temps, tout en insistant sur d’autres dimensions de ce dernier liées au marketing et au soft power. Il sera avec nous ce soir pour partager une image ludique de Proust, flirtant avec les médias, l’économie, la communication et la société de consommation d’hier et d’aujourd’hui.
Mais de quoi parle-t-on vraiment quand on évoque la Black Music ?
Si l’on y regarde de près, le spectre est vertigineux. Du Blues au Jazz, du Gospel au Hip-Hop, en passant par le Funk, le Reggae, la House, une grande partie du Disco, sans oublier le Rythm & Blues, le rap, le P-Funk, le R&B moderne, et même le Minneapolis Sound ou le New Jack Swing… et j’omets volontairement de dire que le Rock’n’Roll lui doit sa naissance. C’est un arbre généalogique immense dont les branches semblent infinies.
Dans l’inconscient collectif, cette musique est souvent synonyme de fête, de danse et de “good vibes”. On y cherche le groove, la joie, une certaine forme de légèreté. Pourtant, la réalité est tout autre : la plupart de ces courants sont résolument politiques.
Aux États-Unis, notamment, cette musique a été le pouls de l’histoire. Elle a accompagné chaque combat, chaque fracture. Derrière les voix d’anges, les lignes de basses arrondies, les riff de guitares hypnotiques, et les arrangements léchés, les textes ont documenté, décennie après décennie, la ségrégation, la lutte pour les droits civiques, la précarité ou les ravages de la drogue. C’est une musique qui a crié contre la guerre du Vietnam et dénoncé les violences urbaines bien avant que les journaux ne s’en emparent.
Mais réduire cette épopée à un combat social serait une faute grave. A toute part d’ombre s’oppose une part de lumière : et ici c’est l’amour. Car personne, sans doute, n’a chanté le sentiment amoureux avec autant de magnificence, de ferveur et de sensualité que dans ces répertoires. C’est une musique qui panse les plaies autant qu’elle dénonce les injustices.
Et cette histoire n’a rien d’un monologue masculin. Elle s’est écrite avec des femmes de tête et de voix, des pionnières qui ont imposé leur génie dans chaque genre mentionné. De la dignité d’une Aretha Franklin à l’audace d’une Nina Simone, jusqu’aux icônes contemporaines, elles ont été les piliers de cette culture, portant souvent sur leurs épaules les messages les plus puissants.
C’est cette fresque monumentale que Hervé Bourhis et Brüno ont choisi de raconter en images.
Dans leur Petit Livre Black Music publié chez Dargaud, ils retracent pratiquement un siècle d’histoire, année après année.
En nous invitant à écouter ces disques essentiels, ils nous proposent bien plus qu’une simple playlist : c’est un voyage à travers un siècle de création qui a fini par changer notre regard sur le monde.
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Lire la suitePascal Monge, animateur de "Comment dire" a reçu l'écrivain Marek Halter pour un "impromptu" : une première fois pour l'animateur,...
Nous accueillons avec plaisir le retour de notre émission, très populaire, "Nour al-islam", animée par Saïd Haddioui, de la Communauté...
Près de 80 ans après la libération des camps, à l’heure où les voix des rescapés de la déportation s’éteignent, transmettre leur témoignage est une priorité. Exposition « Déportés,
Près de 80 ans après la libération des camps, à l’heure où les voix des rescapés de la déportation s’éteignent, transmettre leur témoignage est une priorité.
Exposition « Déportés, j’avais ton âge : une histoire européenne » issue du livre J’avais 13 ans à Auschwitz, 31 survivants européens des camps témoignent, aux éditions de La Marinière.
Il ne s’agit pas seulement de raconter les faits et les souffrances mais aussi de réfléchir et de promouvoir ce qui fait la valeur de l’homme, dans l’espoir que la prise de conscience conduise à ne plus jamais laisser une idéologie déshumanisante gagner le pouvoir.
Ce projet européen, intergénérationnel et interculturel, créé par Karine Sicard Bouvatier participe au devoir de mémoire. La photographie suscite une émotion nécessaire à l’apprentissage, permet d’appréhender une réalité et de se souvenir pour ensuite œuvrer en tant que citoyen éclairé.
Plus de trente portraits et récits de rescapés européens sont ici assemblés. Pour expliquer, transmettre leur histoire et transposer dans un temps présent, les témoins européens sont interviewés et photographiés aux côtés de jeunes qui ont leur âge lorsqu’ils ont été déportés.
Un cahier pédagogique élaboré par le Mémorial de la Shoah est inséré en fin d’ouvrage et fournira au lecteur les connaissances historiques nécessaires pour prendre la mesure des paroles recueillies.
Caserne Napoléon
Rue de lobau
George Sand, dramaturge prolifique, s’est engagée toute sa vie dans l’aventure théâtrale, alternant succès et échecs, dans un 19e siècle où le théâtre occupe une place centrale. L’exposition explore
George Sand, dramaturge prolifique, s’est engagée toute sa vie dans l’aventure théâtrale, alternant succès et échecs, dans un 19e siècle où le théâtre occupe une place centrale. L’exposition explore ses racines familiales, ses créations de Nohant, ses grandes pièces et leurs liens avec ses romans, en soulignant la portée morale et politique de son œuvre.
Dramaturge prolifique, George Sand a été habituée dès son plus jeune âge à apprécier le théâtre de son temps. Elle a elle-même écrit des oeuvres théâtrales presque jusqu’à ses derniers jours, alternant succès comme échecs, s’engageant avec passion dans l’aventure théâtrale, genre littéraire majeur au 19e siècle. L’exposition évoque notamment la tradition familiale du théâtre, les premiers essais de George Sand, le théâtre à Nohant, les grandes pièces -de Cosima au Marquis de Villemer-, les liens avec les romans – François le Champi, la Petite Fadette, …-, le projet moral et politique au coeur des motivations de George Sand, …
Commissariat scientifique : Brigitte Krulic, professeur des Universités (université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense), est spécialiste de l’histoire des idées politiques dans une perspective comparatiste France-Allemagne (19e-20e siècles).
Co-commissaires : Julie Jolivet et Anne-Sophie Robert.
Visites guidées : Les samedis 14 et 21 mars à 14h.
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP)
24 rue Pavée, Paris 4ème
À l’occasion des 150 ans de la mort de George Sand (1804-1876), la bibliothèque historique propose une série de conférences consacrées à l’écrivaine et son époque. Cette 1ère soirée verra
À l’occasion des 150 ans de la mort de George Sand (1804-1876), la bibliothèque historique propose une série de conférences consacrées à l’écrivaine et son époque. Cette 1ère soirée verra Jean-Claude Yon – universitaire – nous parler du théâtre à Paris au 19e siècle.
Au milieu du XIXe siècle, le théâtre est au centre de la vie publique parisienne. Des drames romantiques aux vaudevilles, l’essor des genres dramatiques compose une véritable “dramatocratie” ou société du spectacle, où se côtoient toutes les classes sociales et où s’expriment les idées, entre liberté d’expression et tentatives de contrôle de l’Etat. De nouvelles formes apparaissent, la géographie théâtrale parisienne évolue tandis que le décret du 6 janvier 1864 sur la liberté des théâtres consacre bientôt le triomphe du marché et du goût du public.
Par Jean-Claude Yon, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP)
24 rue Pavée, Paris 4ème
20mar20h0021h30NATACHA & NUITS de PRINCES20h00 - 21h30(GMT+01:00)
Oublier les tracas de ce monde, pour ne garder que ce qui nous unit le temps d’un concert NATACHA & NUITS de PRINCES dans un lieu propice à la
Oublier les tracas de ce monde, pour ne garder que ce qui nous unit le temps d’un concert NATACHA & NUITS de PRINCES dans un lieu propice à la poésie Le Cirque Romanès
Au programme, un quatuor. Natacha Fialkovsky au chant et au balalaïka, Natalia Trocina au domra,
Olivier Cahours à la guitare 7 cordes et Sergueï Fedorov au chant.
Pour réserver: https://www.helloasso.com/associations/gamayun-spectacles/evenements/natacha-et-nuits-de-princes
Le Cirque Romanès
Square Parodi Boulevard de l'Amiral Bruix 75016 Paris
À l’occasion des 150 ans de la mort de George Sand (1804-1876), la bibliothèque historique propose une série de conférences consacrées à l’écrivaine et son époque. Cette 2e soirée
À l’occasion des 150 ans de la mort de George Sand (1804-1876), la bibliothèque historique propose une série de conférences consacrées à l’écrivaine et son époque. Cette 2e soirée verra Brigitte Krulic – universitaire – nous parler théâtre et politique.
George Sand a rêvé l’avènement d’une société fraternelle et mis son talent au service de la justice et de l’égalité. De sa plume elle a tiré une œuvre gigantesque qui donne voix aux aspirations et aux doutes du siècle des révolutions. Touchée par le mal du siècle romantique, elle s’est approprié avec un impressionnant brio les termes et les enjeux des débats qui agitaient son époque : l’apaisement des conflits sociaux, la place de la violence dans le progrès humain, la conciliation du principe d’égalité avec la prise en compte des différences, entre les sexes tout particulièrement, le rapport à la tradition et à l’histoire, la mission de l’artiste dans la société.
Par Brigitte Krulic, professeure des universités, est spécialiste d’histoire des idées politiques au XIXe siècle. Elle s’intéresse aux processus de démocratisation et à la formation des imaginaires nationaux. Parmi ses publications récentes (chez Gallimard) : Tocqueville (Folio, 2016), Flora Tristan (2022), George Sand (2026).
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP)
24 rue Pavée, Paris 4ème
La Bibliothèque historique de la Ville de Paris s’associe au Printemps des Poètes pour vous proposer une soirée poétique exceptionnelle en écho au thème de la 28e édition annuelle
La Bibliothèque historique de la Ville de Paris s’associe au Printemps des Poètes pour vous proposer une soirée poétique exceptionnelle en écho au thème de la 28e édition annuelle de cette manifestation nationale : « Liberté. Force vive, déployée » !
LE CRI DE LA LIBERTÉ
Soirée en partenariat avec le Printemps des Poètes
Husnia Anwari (Afghanistan), Mahtab Ghorbani (Iran) et Doha al-Kahlout (Palestine) font résonner la voix de la liberté au cœur de la bibliothèque. Ces trois jeunes poétesses se dressent contre toute forme d’oppression au travers de leurs poèmes incisifs et, néanmoins, porteurs d’espoir. Elles témoignent de l’écriture comme acte de résistance et de partage, comme espace de liberté et de réflexion.
Husnia Anwari est poétesse et journaliste. Elle a quitté son pays natal, l’Afghanistan, en raison de ses activités artistiques, elle qui considère la poésie comme une arme de combat et comme un acte de résistance. Arrivée en France en 2014, elle a obtenu un master en Droit international et européen à Toulouse. Actuellement, elle travaille pour le site Infomigrants en tant que journaliste ainsi que sur un recueil de poèmes qui sera publié prochainement.
Mahtab Ghorbani est une poétesse et romancière née à Téhéran Elle a publié quatre livres en persan, tous interdits en Iran, ainsi que deux recueils de poèmes en français : Mille vies inachevées (Les éditions du net, 2021) et Aucune main n’exécutera notre liberté (maelstrÖm reEvolution, 2026). Fervente défenseuse des droits de l’homme, Mahtab Ghorbani a été arrêtée et emprisonnée à plusieurs reprises en raison de ses activités en Iran. Écrire avec un couteau, son premier roman, est en cours de parution.
Doha al-Kahlout une poétesse et enseignante née à Gaza. En 2018, elle a publié le recueil de poèmes Asbah (Similarités)aux éditions Dar Tarik. Sélectionnée pour une résidence au Reid Hall à Paris, elle n’a pas pu s’y rendre en raison de la fermeture des frontières en mai 2024. Ses poèmes ont été présentés dans de nombreuses anthologies, telles que Que ma mort apporte l’espoir. Poèmes de Gaza (Libertalia, 2024, trad. Nada Yafi) et Sur cette terre, il y a ce qui mérite vie (Seuil, 2025). Son essai La route depuis Gaza est paru dans la prestigieuse New York Review.
Modération par Leili Anvar, écrivaine et traductrice
Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP)
24 rue Pavée, Paris 4ème
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