Vous connaissez Botul, n’est-ce pas ?

Au micro de Charles Ficat pour son émission “L’Amour des livres”, le philosophe Jean-Baptiste Botul, qui vient parler de sa théorie philosophique : le botulisme…

Mais non, bien sûr ! Et cette première phrase rappelle que ce canular littéraire, qui met en scène un philosophe fictif du nom de Jean-Baptiste Botul, a été fort populaire. Frédéric Pagès, qui en est l’auteur en même temps que son équipe de copains de l’Association des amis de Jean-Baptiste Botul, est journaliste au Canard enchaîné, agrégé de philosophie, matière qu’il a enseignée au lycée.

Jean-Baptiste a la vie dure, puisqu’il vient d’écrire un nouveau livre : Freud et le cigare fatal.

En 1938, Botul, chauffeur de taxi à Rome, met au point une thérapie révolutionnaire : la taxi-analyse. Son premier client est un médecin viennois. Il s’appelle Sigmund Freud. En trente séances, et autant de courses à travers la capitale italienne, Botul se penche sur le cas de son illustre patient, atteint du cancer de la mâchoire qui l’emportera l’année suivante. Autrement dit, les deux hommes font de la psychanalyse à l’envers : le thérapeute cause, le client se tait. De quoi est-il question ? Essentiellement de la vie et de la mort, et Botul pointe les inconvénients de l’existence et digresse dans son style caractéristique.

Si l’érudition le dispute à la drôlerie, à la fin, c’est la lucidité qui triomphe : ” La ruine est notre destin, la poussière notre élément, l’éboulis notre bilan. ”

Ce en quoi Jean-Baptiste Botul est grand.

Et Frédéric Pagès, un fin lettré doublé d’un excellent humoriste !

Une émission jubilatoire à réécouter ci-dessous et sur toutes les plateformes de podcasts.


 

Quitter la version mobile