« Je voudrais dire à la jeunesse qu’il faut aimer la vie » (Judith Hervé, déportée à 18 ans)

Date de publication : 06/10/2021

Auteure et photographe, Karine Sicard Bouvatier a organisé de 2018 à 2020 des rencontres entre les derniers témoins de la Shoah et des jeunes du même âge qu’eux à l’époque de leur déportation.

Consciente que la transmission de la mémoire des rescapés des camps de concentration s’impose aujourd’hui plus que jamais, elle a fixé  leurs échanges bouleversants dans un livre, Déportés, leur ultime transmission aux Éditions de la Martinière.

Fixées par des mots et des photos dans cet ouvrage, ces rencontres ont également été enregistrées. Karine Sicard Bouvatier en a confié à Fréquence Protestante la mise en onde.

Ainsi, chaque 1er et 3ème mercredi de chaque mois, à 22h00, vous retrouverez une voix. Les voix de ces femmes et de ces hommes qui tentent de se souvenir, qui tentent de décrire l’indicible.

Dixième épisode ce soir avec le témoignage de Judith Elkán-Hervé , déportée à 18 ans, en compagnie de Théa, 18 ans.

Judith Elkán-Hervé, née Molnar, à Oradea en Transylvanie (Roumanie, en 1926, l’année de sa naissance), de culture juive hongroise, a obtenu son baccalauréat quelques jours avant d’être enfermée avec sa famille dans le ghetto d’Oradea, au début de mai 1944. Elle est déportée quelques semaines plus tard à Auschwitz, en Pologne, avec sa famille. Elle a 18 ans.
Au cours de l’automne suivant, à l’approche de l’Armée rouge, Judith et sa mère sont transférées au camp de travail de Zittau, en Allemagne. C’est là qu’elles seront libérées à la fin de la guerre, en 1945.

Déportés, leur ultime transmission, par Karine Sicard Bouvatier, 10ème numéro ce mercredi 6 octobre à 22h00 sur notre antenne (web et DAB+). Puis à retrouver en podcast.