Pour certains, la situation politique actuelle en France est une véritable crise. Nombreux sont celles et ceux qui attendent 2027 et l’avènement d’un homme (ou d’une femme) providentiel, qui viendra remettre de l’ordre dans le chaos apparent qui assaillent l’assemblée nationale et les institutions de la cinquième République.
Pour Benjamin Morel, constitutionnaliste et docteur en sciences politiques, attendre un homme providentiel, c’est se tromper sur les causes de la crise. Car selon lui, elle est liée à un fait, réel depuis les années 2010 mais affirmé par l’élection d’Emmanuel Macron: la tripolarisation du paysage politique.
Et selon lui, la solution majeure pour régler en partie les limites de la constitution est la mise en place de la proportionnelle.
Pas de VIème République, pas de retour au modèle de la IVème mais quelques modifications du modèle actuel pour permettre le débat, pour permettre la recherche de consensus au sein des deux chambres.
A la clé selon lui, un président qui redevient arbitre de la vie politique et non pas moteur, une décentralisation plus importante et plus de moyens pour le pouvoir législatif et les oppositions.
Un ensemble de mesures présenté dans son dernier livre Crise politique, crise de régime, aux éditions Odile Jacob.
Un interview de Raphaël Warnery pour Fréquence protestante




