Esther Senot : « Quand on a été à Auschwitz, on a l’impression qu’on n’en est jamais sorti »

Date de publication : 21/07/2021

Auteure et photographe, Karine Sicard Bouvatier a organisé de 2018 à 2020 des rencontres entre les derniers témoins de la Shoah et des jeunes du même âge qu’eux à l’époque de leur déportation.

Consciente que la transmission de la mémoire des rescapés des camps de concentration s’impose aujourd’hui plus que jamais, elle a fixé  leurs échanges bouleversants dans un livre, Déportés, leur ultime transmission aux Éditions de la Martinière.

Fixées par des mots et des photos dans cet ouvrage, ces rencontres ont également été enregistrées. Karine Sicard Bouvatier en a confié à Fréquence Protestante la mise en onde.

Ainsi, chaque 1er et 3ème mercredi de chaque mois, à 22h00, vous retrouverez une voix. Les voix de ces femmes et de ces hommes qui tentent de se souvenir, qui tentent de décrire l’indicible.

Cinquième épisode ce soir avec Esther Senot, déportée à 15 ans, et Jeanne, 15 ans.

Esther Senot, née Dzik, se retrouve seule le 17 juillet 1942 après que la rafle du Vél’d’Hiv a emporté ses parents et son frère Achille, âgé de 11 ans. Elle a 14 ans. Elle part en zone libre rejoindre son frère, puis revient à Paris fin 1942 quand toute la France est occupée. Arrêtée en juillet 1943, elle est internée à Drancy jusqu’au 2 septembre et déportée à 15 ans par le convoi no 59 à Auschwitz, en Pologne. Là, on lui tatoue le matricule 58319. À son retour des camps, fin mai 1945, personne ne vient la chercher à l’hôtel Lutetia.

Déportés, leur ultime transmission, par Karine Sicard Bouvatier, cinquième numéro ce mercredi 21 juillet à 22h00 sur notre antenne (web et DAB+). Puis à retrouver en podcast.